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FRANCE DEFI
France Défi est le 1er groupement français d'Experts comptables et de Commissaires aux comptes indépendants, dont la vocation principale est d'être la fonction Recherche Développement des Cabinets Indépendant. Il aborde ainsi les fonctions vitales des cabinets ( Métier, Marketing et Management) et s'attache à leur apporter des solutions concrètes ,opérationnelles et innovantes. Créé en 1989, France Défi est membre fondateur d'Euro Défi (Groupement Européen d'experts comptables et de juristes) et représente en France HLB International. Il regroupe aujourd'hui : 2.620 collaborateurs, 130 cabinets indépendants, 486 experts comptables, 244 sites géographiques. France Défi est certifié Iso 9001 depuis novembre 2004
Comment bien optimiser sa trésorerie ?

Partenaires quotidiens des entreprises, les experts comptables de France Défi consacrent cette fiche pratique à la gestion de l’entreprise. Il existe des règles simples et de bon sens permettant au chef d’entreprise de passer du rôle d’observateur à celui d’acteur soucieux d’optimiser et de sécuriser la gestion de son entreprise. Gérer sa trésorerie, c’est avant tout anticiper !

 

Intervenir à chaque étape du processus de formation de la Trésorerie, accélérer les encaissements et ralentir les décaissements…, France Défi donne quelques astuces pour bien optimiser sa trésorerie, 5 points principaux sont à retenir :

 

1 – Bien choisir le mode de  financement des investissements

Un principe élémentaire à respecter: un investissement produisant un profit sur une longue période doit être financé sur du moyen ou du long terme, soit par des capitaux permanents (capital, comptes courants ou emprunts), soit par un crédit-bail.

 

2 - Savoir anticiper la croissance

Dans la plupart des entreprises, les décaissements précèdent les encaissements, et l’écart peut se creuser en phase de croissance rapide. Une entreprise performante peut ainsi se trouver en cessation de paiement. En phase de développement le chef d’entreprise doit anticiper les financements nécessaires, opération complexe qui nécessite le recours à des professionnels (banquiers, experts comptables, …)

 

3 – Accélérer les encaissements

Selon le type d’activité, les techniques sont différentes mais l’objectif reste le même : réduire le délai entre le moment où les coûts sont engagés lors de la prise de commande et celui où l’encaissement du produit de la vente se réalise. 3 moyens d’actions à disposition :

4     Réduire les délais de livraison en étudiant l’enchaînement des activités entre la prise de commande à la livraison. Résultat attendu : identifier toute perte de temps

4     Réduire les délais de facturation en facturant les ventes dans les meilleurs délais. Pourquoi ne pas passer d’une facturation mensuelle à une facturation bimensuelle ? L’impact peut être significatif en jours d’encaissement Clients. (évalué à 5 jours)

4      Réduire les délais d’encaissement : cette solution est loin d’être la plus facile car il faut prendre en compte les conditions du marché et la position de l’entreprise vis-à-vis de ses clients. A moins de proposer un escompte attractif et donc coûteux, il est difficile de demander un paiement immédiat sans entacher la relation commerciale.

En revanche, il est préférable et plus efficace de mettre en place une procédure régulière de suivi des comptes clients et des encaissements et de désigner une personne en charge de contacter les clients en cas de retard ou d’anomalie. Les clients s’aperçoivent très vite de l’absence de suivi de leur compte et ont une tendance naturelle dans ce cas à allonger insensiblement leurs délais de règlement.

A titre d’exemple simplifié, 10 jours de crédit clients gagnés pour une entreprise qui réalise 1 million d’euros de chiffre d’affaires améliore sa trésorerie d’environ 30 000 €.

L’affacturage est également un recours intéressant. C’est une source précieuse de financement à court terme, qui permet de remettre tout ou partie des créances clients à un tiers, le factor, qui en assure le paiement immédiat moyennant une commission (taux moyen 1,5 à 2 %). Selon le type de contrat, le factor assure ou non le risque d’impayé.

Enfin d’autres techniques financières permettent d’encaisser immédiatement des créances clients, comme l’Escompte de traite (qui permet de mobiliser les créances commerciales) ou le Dailly (qui permet la cession ou le nantissement de certaines créances aux banques).

 

4 - Ralentir les décaissements

D’une part en réduisant le poids des stocks, car c’est de la trésorerie « dormante ». L’objectif est d’avoir un niveau de stock le plus faible possible ce qui suppose une fiabilité des délais de livraison et des voies d’approvisionnement (risque de rupture). 

D’autre part, en négociant des délais de règlement Fournisseurs plus longs : une fois encore cette action dépend du poids de l’entreprise sur son marché et de sa capacité de négociation. Mais il ne faut pas hésiter à faire jouer la concurrence entre les fournisseurs et éviter d’avoir une seule source d’approvisionnement.

 

5 – Négocier de bonnes conditions bancaires

Aujourd’hui tout se négocie, même avec son banquier. Il est donc impératif de valider régulièrement ses conditions financières et les taux pratiqués, qui évoluent en permanence et ne pas hésiter à faire jouer la concurrence.

Choisir un système de gestion de trésorerie performant, mettre en place les mesures d’optimisation adaptée et en suivre l’efficacité, disposer d’une trésorerie saine et cohérente avec les perspectives d’évolution de l’entreprise, la combinaison de ces actions peut paraître complexe. Il en va pourtant de la pérennité de l’entreprise. Leur importance justifie le recours à des professionnels de la gestion d’entreprise comme les experts comptables, qui maîtrisent ces techniques et sont à même d’en apprécier l’utilité et la pertinence  dans chaque situation.

 

« La trésorerie est un domaine très sensible, qu’il faut gérer de façon quotidienne avec quelques outils et surtout une véritable stratégie » souligne Elisabeth Jaquin, secrétaire général de France Défi, 1er groupement français d’experts comptables et de commissaires aux comptes indépendants », « même si la problématique semble basique : récupérer l’argent qui est dehors, la combinaison des contraintes rend les choses plus complexes. A la maîtrise des échéances sociales et fiscales s’ajoute, entre autres, la planification des paiements fournisseurs (dont les délais doivent être compatibles avec la capacité à recouvrer les créances clients), le climat de confiance à instaurer avec les banquiers, les prévisions de l’activité de l’entreprise et la disponibilité de fonds propres suffisants. »