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RÉSULTATS 5e CONCOURS GÉNÉRATION DÉVELOPPEMENT DURABLE

Communiqué de Presse 30 juin 2009

RÉSULTATS 5e CONCOURS GÉNÉRATION DÉVELOPPEMENT DURABLE

Le 5ème Concours Génération Développement Durable organisé par le magazine La Recherche, Generali et l'Ademe, en partenariat avec Actu-Environnement et L'Etudiant avait pour thème cette année : « Régime carbone allégé : inventer une consommation quotidienne durable »

Un thème dont la complexité pouvait laisser craindre une faible participation. Eh bien non, plus de 200 dossiers de candidature ont été déposés par des étudiants de bac à bac+5. Sur les 58 retenus, le jury en a sélectionné trois. Les lauréats ont été récompensés ce samedi 20 juin dans le cadre prestigieux du Collège de France à Paris, à l'occasion du 1er forum « Science, Recherche et Société » organisé par La Recherche et Le Monde. Des fabricants qui mettent au point les produits qu'on achète, à la relation distributeur/consommateur jusqu'à la dé-consommation basée sur les choix et les valeurs de chacun, le Jury a qualifié les lauréats de « Très bonne cuvée 2009 » ! Il leur a remis respectivement un prix de 6000 €, 2500€ et 1500€ pour concrétiser les projets de leurs dossiers.

 

Le projet « Le Vêtement durable » proposé par Magalie Pedrono  de l’Ecole de design de Nantes a remporté le premier prix doté de 6 000 €

Le projet RE-act de Magalie Pedrono, étudiante en fin ce cycle à l'école de design Nantes Atlantique, a fait l'unanimité du Jury. Consciente du fait que le design industriel sert au développement économique et social et non pas seulement à la création de nouveaux objets, elle a imaginé le design industriel d'un nouveau processus qui accompagne de nouveaux comportements. Il s'agit d'un processus de transformation directe, qui passe par une relation humaine directe, ce qui est très intéressant, se réjouit son professeur Jean-patrick Péché.

Au cœur de ce processus : les vêtements que l'on surconsomme et qui encombrent nos armoires. Tout produit manufacturé a un impact sur l'environnement : prélèvement des matières premières, fabrication, transport, vente, utilisation, explique Magalie Padrono. Le recycler permet donc de diminuer considérablement l'impact carbone. Mais comment concilier les besoins de renouvellement liés à la mode de vêtements encore souvent en bon état avec une attitude non consumériste ?

Aux vues des résultats d'un questionnaire adressé via les NTIC, Magalie Pedrono a eu l'idée de proposer aux gens de recycler eux-mêmes leurs vêtements délaissés. La personne amène ses vieux vêtements dans un magasin RE-act pour y commander une nouvelle pièce faite sur-mesure. Dans l'espace convivial RE-think, elles prend connaissance des modèles disponibles, avec indication du coût et du temps de travail nécessaire, et peut se faire une idée du futur vêtement. Celui-ci sera réalisé par des couturières en parcours d'insertion, à partir de simples recoupes et d'un assemblage par machine à coudre. Si la personne est convaincue de son désir, elle prend rendez-vous avec la personne chargée du relationnel et repassera récupérer son nouveau vêtement. Le nouveau vêtement restera toujours plus cher qu'un vêtement classique, mais l'important c'est l'expérience liée à cette consommation, l'achat responsable et la création d'un vêtement unique !, se réjouit Magalie.

En décernant le Premier Prix à REA-act, le Jury témoigne que le développement durable et le régime carbone allégé ne passe pas seulement par la haute technologie. Votre modèle a un bel avenir, a déclaré François Garreau de Generali, membre du jury. Dans des chaînes de distribution, vous pouvez mettre du RE-act partout !.

Cliquez ici pour visionner l'interview filmée de Magalie Pedrono

 

 

Le 2e prix de 2 500 € a été remis à 3 élèves ingénieurs de l’Ecole centrale de Paris : Miguel Angel Branada, Yann Buydens et Maye Walraven pour leur projet « Djalkiri»

Se laver avec une lingette en coton et la jeter à la poubelle est un acte de civilité. Mais quand on n'a pas de poubelle ? En visitant le Vanuatu australien avec sa famille, Maye Walraven s'est trouvée bien embarrassée par ses lingettes, avec le sentiment d'être déresponsabilisée vis à vis de l'environnement. D'autant plus qu'en ces lieux vivent des Aborigènes en totale conscience de leur Djalkiri qui signifie littéralement « empreinte ». Quand la nature ne peut plus rien donner, ce peuple nomade s'en va ailleurs.

Ce concept du Djalkiri a été au cœur des travaux de Maye et de ses collègues Yann Buydens venu de Belgique et Miguel Angel Branada arrivé du Chili, étudiants en double diplôme d'ingénieur en première année de l'école Centrale de Paris. La crise actuelle que traverse la Planète vient d'un problème majeur : le système linéaire de l'économie basé sur la consommation, constate Miguel Angel Branada. Ce système extraction des matières premières/production/consommation/élimination s'arrête quand la nature dit : on a tout consommé.

Le projet Djalkiri repose sur la personnalisation du recueil de données, à partir des logiciels déjà existants de calcul de son empreinte carbone, et sur l'« automatisation » par un logiciel dédié de données précises recueillies durant l'acte d'achat en supermarché, auprès des fournisseurs d'énergie et de carburants, etc. Plus les données sont fines, plus grande est la précision du lien existant entre un comportement et ses impacts sur l'environnement, et plus il est possible d'améliorer son action. Pour y arriver, le projet Djalkiri dispense des conseils personnalisés basés sur un acte volontaire et responsable. Là, nous sommes vraiment sur le réflexe que chacun peut avoir au quotidien, a déclaré Delphine Cantat du magazine L'Etudiant, membre du Jury. Djalkiri a déjà les dimensions pour intégrer un programme de recherche.

Cliquez ici pour visionner l'interview filmée de Maye Walraven

 

Enfin, Flavie Gardien, Marie Haupert, Isabelle Lise et Charlotte Lyonnard de la Girennerie du Master Eco-conception et Gestion des Déchets de l’Université de Cergy-Pontoise ont remporté le 3e prix et la somme de 1 500 € pour le projet « Fondette »

De nos jours, la raclette se savoure en hiver avec un appareil branché sur secteur qui fait fondre le fromage sur du téflon. Un véritable radiateur d'ambiance pour les convives attablés !

Fondette a été réalisée en trois mois par sept étudiants en master 2 Sciences de l'environnement, parcours éco-conception et gestion des déchets de l'Université de Cergy-Pontoise. Quatre d'entre eux ont présenté au Concours le concept répondant le mieux aux cibles environnementales et économiques. Il s'agit d'un Appareil à Brûleurs Individuels (ABI), dont l'empreinte carbone est trois fois moins élevé que celui de l'appareil classique de référence.

On a quasiment tous un appareil à raclette, le nombre fait les émissions !, a déclaré David Ascher d'Actu-Environnement, membre du Jury. Des petits brûleurs individuels réglables, alimentés au biofuel et disposés de façon circulaire autour d'un bol central permettent d'optimiser le point de fondu. L'ABI est modulable, de une à huit personnes, et multi-fonctions : raclette, fondue, crêpe etc. Il se démonte et se transporte dans une jolie mallette en bois. Toutes les pièces sont en matériaux de proximité et recyclables : acier, bois, céramique. La substitution du téflon par de la céramique permet de supprimer ce matériau cancérigène et facilite le recyclage. Fondette ne demande qu'à être réalisée. Comment ? Laissons aux étudiants le temps de finir leur stage et de se concerter avant de jeter nos appareils à raclette ! Cliquez ici pour visionner l'interview filmée de Flavie Gardien

Vous trouverez ci-joint les photos des lauréats, si vous souhaitez d'autres photos en haute définition, où si vous souhaitez interviewer les lauréats ou encore que vous avez des idées de thèmes pour la prochaine édition merci de nous contacter à cette adresse : contact@concoursgenerationd2.com

 

 

L’ADEME en bref :

L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) est un établissement public sous la tutelle conjointe du ministère de l'Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire et du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Elle participe à la mise en oeuvre des politiques publiques dans les domaines de l'environnement, de l'énergie et du développement durable. L'agence met ses capacités d'expertise et de conseil à disposition des entreprises, des collectivités locales, des pouvoirs publics et du grand public et les aide à financer des projets dans cinq domaines (la gestion des déchets, la préservation des sols, l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, la qualité de l'air et la lutte contre le bruit) et à progresser dans leurs démarches de développement durable.www.ademe.fr

Contact : Golin Harris 01 40 41 55 01 / servicedepresseademe@golinharris.com

 

LA RECHERCHE en bref :

Fondé il y a 38 ans, le mensuel La Recherche est le magazine de référence de l’actualité scientifique en langue française. Pour cela, il fait appel aux meilleurs scientifiques mondiaux. Il s’adresse à la fois à un lectorat d'experts passionnés mais aussi aux amateurs éclairés.www.larecherche.fr

Contact : Anne Féret 01 44 10 54 54 / anne.feret@larecherche.fr

 

GENERALI en bref :

Fondé en 1831 à Trieste, Generali est l'un des premiers assureurs au monde. En France, il arrive au 2e rang national des groupes d’assurances avec 6 millions de clients ainsi que 600 000 professionnels et entreprises. Generali a choisi de faire de la protection de l’environnement l’un de ses axes stratégiques en incitant ses clients, particuliers ou entreprises, à adopter des pratiques vertueuses grâce à des tarifs attractifs, des conseils et des services novateurs.www.generali-avenir.com

Contact : Hervé Gallet 01 58 38 10 11 / hgallet@generali.fr

 

 

Organisé par :

 

 

 

 

 

En partenariat avec :