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Entreprises: Comment faire fructifier sa Trésorerie?

Primordial : avoir des informations claires, structurées et fiables. Il est impératif de faire le point sur toutes les sommes liquides dont dispose l’entreprise sur son fond de roulement : de quelles sommes dispose l’entreprise régulièrement avec ses rentrées clients ? Quels sont les risques que l’entreprise est prête à prendre (zéro ; mesuré mais limité, important et fortement rémunéré ) ? Enfin, quels sont les projets à court, moyen et long terme ?

 

Rentrer dans le détail de sa trésorerie et se poser les bonnes questions .

Sans être un exercice comptable, un chef d’entreprise doit connaître sa trésorerie par grands ensembles. Deux cas sont alors possibles, soit il sait par expérience que sa trésorerie ne varie jamais beaucoup et que la société dispose en permanence d’un volant de 10.000 ou 20.000 € ; soit au contraire, le montant disponible est variable d’un mois à l’autre. Un simple tableau aidera l’entreprise a y voir plus clair.

 

« Entrée de cash / Cash Disponible »

 « Sortie de cash »

En indiquant les placements, disponibilités… l’entreprise sait ce qu’elle peut mobiliser, ou rendre « liquide » à un moment donné. Dans cette liste, il est d’ailleurs préférable d’indiquer les avances, acomptes réguliers que les clients mettent à disposition.

Il suffit d’indiquer les sorties prévues dans les semaines, mois, voire années à venir et voir si vous disposez d’une somme que vous pourrez faire fructifier sans prendre beaucoup de risques.

Avoir une visibilité suffisante sur ses projets. Il est important de connaître ses projets à court terme, et donc la nécessité d’une épargne disponible rapidement (recrutement d’un nouveau commercial…) sans oublier la constitution de réserves pour faire face à d’éventuels imprévus. Les projets plus long terme doivent eux aussi être listés pour être anticipés de la meilleure manière possible.

 

Tester sa résistance au risque et à quel niveau. La plupart des chefs d'entreprises refusent de prendre un risque sur leur trésorerie, aussi minime soit il. Cependant, ceux qui l'acceptent peuvent espérer un rendement plus élevé.

Une fois que toutes ces questions sont posées, le plan de trésorerie est finalisé, l’entreprise va pouvoir choisir les placements les plus adaptés à sa situation

 

 

Faire fructifier sa trésorerie : Focus sur les placements à court, moyen ou long terme 

 

Les sicav monétaires :

Les sicav monétaires sont des produits pour des investissements court-terme, qui sont rémunérées entre 1 et 2% actuellement. C’est peu, mais leur forte disponibilité reste leur avantage exclusif au lendemain de la crise financière. Attention, certaines sicav monétaires peuvent présenter un risque de liquidité en cas de nouvelle crise. Assurez-vous que ce n’est pas le cas avant de souscrire.

A savoir, les frais de transaction sur les sicav monétaires sont faibles voire inexistants (à l’achat et à la vente).

 

Les comptes à terme :

Les comptes à termes font encore grise mine. Différentes durées sont disponibles mais il faut les éviter actuellement : leur rémunération a suivi la courbe du livret A et il faudra faire face à  des pénalités en cas de sortie anticipée. Le jeu n’en vaut pas la chandelle.  Il est préférable des les éviter !

 

Les contrats de capitalisation :

Le contrat de capitalisation est l’équivalent du contrat d’assurance-vie pour les personnes morales, sans les inconvénients liés à la nécessité de bloquer de l’argent pendant 8 ans. La fiscalité est constante, celle de l’Impôt sur les Sociétés dès le premier jour.

 

L’entreprise a alors le choix d’investir sur des fonds en euros, des obligations d’entreprises en direct ou encore de la pierre papier.

Les fonds euros présentent une bonne rémunération : de 4 à 4,5% par an, voire plus en misant sur des obligations d’entreprises en direct, mais en concédant un tout petit peu plus de risque que sur les fonds euros, soit 7% net par an pendant 4 ans par exemple.

La plupart des compagnies appliquent des pénalités de sortie dites « 3-2-1 » sur le fonds en euros. C’est-à-dire une pénalité de 3% pour une sortie après 1 an, de 2% après 2 ans et de 1% après 3 ans). Cependant, si l’on compare la rentabilité finale (après application des pénalités de sortie) à celle de sicav monétaires, par exemple, les fonds euros sur contrat de capitalisation conservent une rentabilité bien supérieure.

Dernier conseil : la diversification est de mise. Qu’il s’agisse d’investissement à titre personnel ou d’investissement pour votre trésorerie d’entreprise, il est recommandé de diversifier pour répartir les risques (Diversifiez les supports, diversifiez les dates d’entrées, diversifiez les fournisseurs ou compagnies d’assurance vie, banques).